Paroisse du Pays Riolais


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Service évangélique des malades

Services d'Eglise

Célébration communautaire de l'Onction des malades
Dimanche 7 octobre 2012

Cette célébration communautaire préparée par le service évangélique des malades SEM a permis aux fidèles de notre unité pastorale dont la santé commence à être atteinte par la maladie ou la vieillesse, au moment où la maladie devient une épreuve difficile à supporter, et à ceux qui vont subir une opération sérieuse ainsi qu'aux personnes âgées dont les forces déclinent beaucoup de recevoir l'onction des malades apportant le réconfort et la force nécessaire pour aborder ce moment difficile. On remarquera la décoration du choeur de l'église de Rioz faite la veille par les jeunes des groupes du catéchisme lors de la célébration d'entré .A la fin de la célébration, à la salle Saint Christophe, un pot de l'amitié a permis de réunir les fidèles pour un moment de convivialité

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La Pastorale de la Santé



C'est un service d'Eglise qui porte le souci de la pastorale dans le monde de la santé.Les acteurs de la pastorale de la santé de rejoindre toutes les personnes malades,agées, isolées, handicapées pour être auprès d'elles une présence fraternelle, respectueuse du cheminement de chacune.

Ils peuvent proposer à ceux qui le souhaitent de se rassembler pour une prière ou une célébration de l'eucharistie de recevoir la communion.








Service Evangéliques des malades

Bernadette RECEVEUR et Soeur PAULETTE

Adjointe à la Pastorale de la Santé référente en éthique de la santé

Isabelle DENOYER


Mail:bioethique@centre diocesain-besancon.fr


TEMOIGNAGES DU DIMANCHE DE LA SANTE
12 FEVRIER 2012

Animé par les membres du service évangélique des malades


Ouf!.....voici encore une journée passée....une de plus, une de moins, qui sait?Elle s'est traînée en longueur,comme d'habitude,vide et stérile. Mon Dieu! Je sais bien que je n'ai plus rien à faire sur cette terre, du moins je vis avec cette pensée et j'attends ma fin avec résignation. Dans mon fauteuil roulant, j'envie ces gens qui peuvent encore marcher avec une canne ou un déambulateur. Je suis devenue jalouse et envieuse. Mais au fond de moi je ressasse cette phrase que j'ai entendue le 22 janvier dernier dans l'homélie de la célébration télévisée."PRIER c'est AGIR!"Ah!. Oui.... et comment?Mais à bien réfléchir, je pourrais essayer, moi aussi, de donner plus de sens à ma prière, la rendre plus agissante, en pesant mes mots et en changeant mon regard sur les autres.Est ce qu'un sourire ou un mot gentil peut rassurer ce malade qui est bien seul
Est ce qu'un regard d'espoir peut changer le monde?Un seul ne peut pas grand-chose, mais multiplié à l'infini : oui, alors c'est une force, une aide pour supporter le gris des jours!Et pour se sentir reliè à l'immense chaîne de tous les saints!

Ginette



Je suis infirmier en psychiatrie, plus particulièrement. Je m'occupe et j'accompagne des personnes en crise suicidaire et des personnes malades alcoolique . dans notre métier, on dit souvent que " pour prendre soin des autres, il faut savoir prendre soin de soi", je pense que cette phrase résume bien le travail effectué en psychiatrie, mais également qu'on peut l'appliquer à la vie au quotidien. pour moi, être infirmier c'est accepter l'autre, son histoire,sa maladie, sa différence, et avancer avec lui, cheminer ensemble pour repousser la maladie ou l'handicap.Dans le cadre de montravail cela va être l'écoute et l'attention portée qui va permettre cette avancée. Souvent les situations auxquels nous sommes confrontés sont durs à entendre, de par notre propre vécu, de par ce que cela nous renvoi en tant qu'homme , et chacun va alors avoir une façon différente de gérer ça, un garde feu sur lequel s'appuyer, pour moi c'est ma foi.Par exemple, quand une personne est en crise sucidaire, son désir de mourir est tel qu'on pourrait dire " pourquoi se battre contre elle" dans ces moments là, je me dis que chacun est enfant de Dieu et que venir au secours de l'autre est plus qu'un métier, mais un devoir de croyant, aider son frère, pour que chaque vie contribue à faire avancer l'homme.Ce métier qui autrefois était à la charge de l'église est aujourd'hui exercé par des laïques, le plus souvent qui se revendiquent athées. Souvent quand je parle de mes engagements en m'occupant des groupes de confirmation ,des retraites de profession de foi, mes collègues ont du mal à comprendre . Je leur réponds alors que ma foi n'oblige personne à croire mais qu'elle est une mission rendue, une promesse d'espoir. L'abbé Pierre disait " l'espérance , c'est croire que la vie à un sens" je pense que le travail avec des personnes en crise sucidaire peut se résumer à ça , leur redonner espoir en la vie, partager notre espérance.
Pour conclure, je reviens à ce que disait l'Abbé Pierre
"Avoir souffert rend tellement plus perméable à la souffrance des autres "Il me semblait important de terminer par cette citation car pour accepter l'autre, pour aider l'autre, il faut partager avec lui, comprendre sa douleur, sa détresse et ceci n'est effectivement possible que si nous sommes sensibles à cette souffrance, la sensibilisation passe par l'expérimentation.

Nicolas


Si je vous fais part de mon engagement auprès des personnes âgées c'est que j'ai voulu répondre favorablement à une demande que je ressentais autour de moi, là où je vis.
Il est vrai que les contacts, les échanges que j'ai avec ces personnes leurs apportent réconfort, foi et chaleur hmaine.rendant de menus services, corvées de bois, aller à la pharmacie, au pain, parfois bien peu de choses, mais qui leurs font tellement plaisir!Parfois lorsque j'arrive, je trouve la personne assoupie sur la table, alors je remets un morceau de bois dans le fourneau et je repasse plus tard. Bien souvent ces personnes sont seules, parfois abandonnées et ainsi je réponds à un grand besoin d'échange, afin qu'elles ne se sentent pas trop oubliées ou délaissées.

Une dame me confiait un jour, qu'elle n'était pas prête pour aller en maison de retraite. Elle espérait que son mari avec l'aide des services sociaux lui permettrait de la maintenir encore quelques années chez elle. mais elle n'a pas eu cette chance!
Je vais vous lire un extrait du témoignage de Juliette parue dans la revue de la pastorale de la santé.
A 93 ans, je décide moi, Juliette, de quitter ma petite maison pour entrer aujourdhui dans un établissement médicalisé pour personnes âgées. Seule depuis de nombreuses années,
je pensais finir mes jours en paix chez moi.
Si je rencontre cette triste expérience, c'est pour que chacun:
direction, personnel, soignants essaient de respecter jusqu'au bout ce qu'il reste de vie.Presque aveugle, mal entendant, complètement perdue et dépendante, j'essaie de m'intégrer. pour la grande partie du personnel, on n'existe pas: si l'on pose une question, ils répondent en marchant: impossible de saisir ce qu'ils nous disent. Si je sonne en demandant d'être redressée dans mon lit ( la veilleuse est seule), il faut attendre l'heure du change. l'angoisse est si forte, qu'à nouveau on appelle à l'aide, la réponse arrive vite " que voulez vous encore "
Suite à ce témoignage, que l'on vit aussi chez nous, pensons à tous ceux et celles qui sont seules ,qui attendent un peu de présence, de réconfort, de tendresse, qui nous attende.
Je voudrais vous dire combien ces rencontres me font du bien. Sur ce chemin de compassion, de soutien de ces personnes qui nous accueillent, malgré leurs souffrances physiques et psychiques, malgré leur désarroi. Elles nous font confiance et des liens trés forts d'amitiés se lient ente nous:Tout cela est une vraie motivation, un encouragement dans notre mission de baptisés.
J'aime ce Jésus, ce dieu qui m'offre son Amour et je lui donne le mien en aimant mes frères le mieux que je peux.

Gérard

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